Quoi de neuf à la cabane ?


Quoi de neuf à la cabane ?

Je pourrais raconter quelques belles rencontres. Mais j’ai envie de parler de quelque chose de nouveau, de fragile aussi. C’est une découverte, mais pas encore acquise. C’est un peu  l’histoire d’Abraham, à qui Dieu dit : « Quitte ! … et va vers le pays que JE te montrerai. »

A la cabane comme sous le tipi, nous semblons entendre Dieu dire : « Quittez votre « pays », où vous faites de belles choses, mais que vous pourriez tout aussi bien faire sans moi. Le pays de l’autarcie, où vous pensez et fonctionnez comme le monde et sa spiritualité à elle. Ce n’est pas moi. Moi, Dieu, je n’ai qu’un seul objectif : vous transformer complètement à l’image de Jésus-Christ. C’est-à-dire, la Vie Nouvelle : à vos risques et vos périls comme aux miens ! Allons ensemble vers ce pays d’un abandon total à ma volonté. Non pas parce qu’ « il faut ». Mais parce que je mettrai cela dans votre cœur ! »

Moi perso, je suis effrayée de constater à quel point je suis malade du virus de l’autarcie, de ce monde, de ce système, où je fonctionne plutôt bien. Disons, à un certain niveau.

Dieu m’a pour ainsi dire souri. Il s’est approché en Jésus-Christ, dans une très grande fragilité : celle de s’offrir comme il est, réellement. Au risque d’être repoussé, mis dans le moule de mes soi-disant besoins et de mes critères tout-puissants, adapté à ma spiritualité.

Je me suis rendu compte que je ne l’acceptais PAS comme il est. Car ça veut dire : avec toute sa personnalité, toute sa volonté, toute sa dynamique… Ce n’est pas familier, ça me fait peur de quitter mon pays où « je gère » pour aller vers le Dieu vivant qui me dit : « Est-ce que je suis le bienvenu? Vraiment ? TOUT-MOI ? Pour le meilleur et pour le pire? »

« Oui Seigneur, oui. Je ne sais pas où tu me mènes. Mais – oui ! »

« Tu me réjouis ! Alors on y va. On quitte les « il faut ». Je les connais, je sais que l’institution, l’être humain en a un peu besoin, mais vous êtes si vite emprisonnés ! Ne te prosterne plus devant les critères du monde. Moi, ton Dieu, je ne suis pas un prolongement du monde, sa « spiritualité ». Arrête de « boiter des deux côtés » (1 Rois 18, 20). Sache que je suis Dieu: tu ne peux pas adorer le monde et moi à la fois, tu ne peux pas quitter et rester.

Prends tout notre temps pour m’écouter. C’est moi qui vais parler de moi, aussi bien à toi qu’aux autres. En écoutant tu auras soif : de moi, de mon Royaume. Tu vas le chercher de tout ton cœur, toute ton intelligence et toutes tes émotions. Donc tu vas trouver. Qui me cherche trouve. Alors tu vas pouvoir m’aimer, aimer ton prochain et t’aimer toi-même – autrement. Tu sais quoi ? C’est ça qui sera neuf à la cabane ! »

Hetty Overeem, pasteure